Très tôt Pierre Guénin manifeste un goût et un interêt certain pour le dessin et la composition.
A l'âge de 12 ans il créé un magazine JEUNESSE DISTRAITE entièrement dessiné et écrit à la main, qu'il fait circuler auprès de ses camarades de classe. La diversité des rubriques et l'expression graphique dénotent d'une curiosité et d'un don à transposer ses idées à travers une expression artistique.

Cette première expérience prémonitoire de son futur destin d'éditeur a gardé toute sa saveur. Quelques pages de ce magazine heureusement conservées dévoilent l'univers du jeune adolescent.


Entretien avec Karine Pelgrims "Débuts prometteurs, Jeunesse distraite et La femme simple"(dec 2007) 10 min










Curieuse carrière que celle de Pierre Guénin, journaliste de spectacle, éditeur de revues d’avant-garde, auteur de comédies et d’essais, devenu peintre bien tardivement et sans aucune préparation.
Encore qu’à l’âge de douze ans, il «fabriquait» déjà des bandes dessinées que ses petits camarades de lycée s’arrachaient.

Mais il lui fallut attendre cinq décennies avant qu’une étrange séance d’hypnose ne le propulse devant un chevalet et qu’il rattrape le temps en peignant 60 toiles d’affilée exposées à la galerie Arcade Colette en 1991.
A travers elles, Guénin construit tout un univers.
Fou de cinéma et de son monde bariolé, sophistiqué, speedé (il a interviewé toutes les stars des années 60/80) «futurible» en diable – et passionné de parapsychologie – il a publié un "Guide du Futur" qu’il situe en 2040 et "La Mort d’un ami" journal intime où il tente un face à face avec l’au-delà – Guénin raconte en images mouvantes, mais au trait précis, son histoire, ses angoisses, ses expériences hypnotiques, ses doutes, ses rencontres.
L’orange et les bleus des espaces infinis, tous les verts brillants des jungles luxuriantes font baigner ses peintures dans une poésie chaude et violente, poésie comme traversée d’une succession de regards qui le hantent, porteur de toute l’interrogation du monde et où se lit le guet de la mort et l’énigme de notre destin.

Impressionné par Dali, Delvaux, Magritte, Guénin se dirige ostensiblement vers un hyper-réalisme flamboyant et kitsch, tout en rêvant d’approcher l’art virtuel d’un Francis Bacon, à son avis, "le plus grand et le plus troublant d’entre tous".

Henri Rode, écrivain(1991)

© Photo Orion Delain  


Peinture sous hypnose



 


 
   

Nominations

Sociétaire du salon des Indépendants
Prix René Borel de la meilleure composition, Deauville

   




EXPOSITIONS

1991
Première exposition de peinture
au jardin du Palais Royal, Arcade Colette.
1994
REGARDS, MYTHES, ECLOSIONS
album de 44 peintures,
textes de l'écrivain-poète Henri Rode,
aux éditions de Saint Germain des Prés.

1988
2001
Exposition CARRE DE STARS
à l'espace Bellini
pendant le festival de Cannes.

1992 Salon d’automne, Grand Palais, Paris
1993 Galerie Everarts, Paris
«Oeils et Sillages», Banque Populaire, Paris
Salon d’automne, Grand Palais, Paris,
29ème Salon International de la Côte d’Azur, Cannes,
Salon des Indépendants, Paris
44ème Grand Prix International, Deauville
1994 Salon d’automne, Espace Eiffel, Paris
«Stars», galerie Everarts, Paris
Salon des Indépendants, Espace Eiffel, Paris
1997 Salon des Indépendants, Espace Eiffel, Paris
1998 Galerie Façade, Beaubourg, Paris


ILLUSTRATIONS DE COUVERTURES






2008 : Techniques mixtes, mosaïques de miroirs sur toile et bois, peintures et résines...